samedi 9 février 2008

C'est terriblement simple, il me faut toujours un ennemi, quelqu'un sur qui me rabattre, quelqu'un sur qui rejeter tous mes nerfs, quelqu'un qui ne m'aimera plus non plus. Il faut que je puisse tout envoyer en l'air, rompre les liens difficilement tissés, il me faut quelqu'un sur qui je pourrais médire à longueur de journée, qu'il y ai assez de haine en moi pour renouveler toujours les médisances. Je déteste avoir à baisser la garde, m'avouer vaincue, alors je prend les devants, et l'humiliation ou la trahison subie se transforme rapidement en haine. Cette trahison passagère se retourne contre l'autre, il pait largement sa dette par des plans machiavéliques que je mets au point avec une minutie exemplaire. Jamais de deuxième chance, l'accord de ma confiance ayant eu raison de la première, une seconde serait trop espérer, et ce serait s'exposer à une relation fausse et ridicule. J'avoue moi même ne pas réellement comprendre ce côté de ma personnalité, qui, en une seconde efface tant années de complicité délicieuses, savourées à chaque instant. Je sais reconnaître la fin, le moment où j'accorde de moins en moins d'importance à cette personne, où toute phrase prononcé devient un réel supplice pour mes voies auditives, où chacun des comportements m'inspire l'indifférence, celui où le ridicule prend forme humaine, celui où sa simple presence devient pour moi un supplice.
Il fut un temps où c'était pour cause de gauchisme de l'autre qui lui avait valut un tel châtiment, la personne suivante, ce fut pour une raison humaine et aujourd'hui, une cuillerée de jalousie mêlée à une louche de trahison suffisent à faire déborder mon vase interne.

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